Rencontrez l'agricultrice Nana Peter Anyorkah, qui plaide pour le changement

Ce témoignage fait partie de la collection « Histoires de cacaoculteurs » de l'ETA, réalisée auprès de cacaoculteurs de la région de Bono, au Ghana. Dans le cadre de notre campagne de sensibilisation « Le chocolat issu du commerce équitable a meilleur goût », l'équipe d'Equal Trade au Ghana s'est rendue à Atronie, une ville proche de Sunyani, pour s'entretenir avec des cacaoculteurs et partager leur vécu. L'objectif de ce projet est de sensibiliser le grand public aux conditions de vie des cacaoculteurs, de crédibiliser et de légitimer la mission de l'ETA et notre campagne. 

Voici Nana Peter Anyorkah, producteur de cacao et père de famille dans la ville d'Atronie, dans la région de Bono au Ghana. Assise à proximité, sa famille écoute la conversation que nous allons avoir avec Nana. Nana Peter cultive du cacao depuis 25 ans. Lorsque nous l'interrogeons sur son histoire, il s'adosse contre un arbre et commence à parler.

«L'agriculture n'est pas qu'un simple métier ; c'est un travail épuisant. Le prix du sac a certes augmenté, mais cela ne répond pas aux besoins des agriculteurs comme moi. Nous travaillons très dur, chaque jour, mais les revenus des récoltes de cacao sont souvent insuffisants. Pour être honnête, je dois encore contracter des emprunts pour payer les frais de scolarité ou les frais médicaux de mes enfants." dit Nana.

Porter le poids du cacao

Pour mieux comprendre les conditions de travail pénibles des cacaoculteurs, nous demandons le poids d'un sac de cacao à proximité. Nana répond : « Un sac pèse 64 kilos. « Savez-vous combien de travail il faut pour produire autant de cacao ? Et pourtant, le rendement n'est pas à la hauteur des efforts fournis. Même avec les nouveaux prix, on a l'impression de tourner en rond : on travaille plus dur sans jamais progresser. »"

Plaidoyer pour un commerce équitable

En discutant avec Nana des difficultés de la culture du cacao, nous constatons qu'il garde espoir. C'est pourquoi nous avons hâte de lui présenter la mission de l'Equal Trade Alliance : remodeler le modèle commercial mondial actuel afin de garantir aux agriculteurs et aux autres travailleurs en amont de la chaîne une rémunération plus équitable pour leurs produits. Cela bénéficiera à la fois à leurs propres revenus et moyens de subsistance, mais aussi à l'économie du pays.Grâce à une telle initiative, beaucoup de choses pourraient changer pour nous, agriculteurs. Nous pourrions subvenir aux besoins de notre famille et embaucher des ouvriers agricoles à la place de nos jeunes enfants. Et même plus encore : un emploi stable me permettrait de fournir du travail à d'autres personnes. Pendant ce temps, mes enfants pourraient poursuivre leurs études et se concentrer sur leurs études au lieu de travailler dans nos fermes..”

Tandis qu'il parle, son dévouement est indéniable. Son appel au changement n'est pas seulement personnel : c'est un appel à l'action pour les innombrables producteurs de cacao qui peinent dans des conditions similaires, espérant un avenir où leur travail acharné sera véritablement valorisé. Pour Nana Peter, le combat est réel et urgent, mais sa conviction profonde en la possibilité d'améliorer les conditions de vie des producteurs l'est tout autant. Nous pouvons aider Nana à réaliser ses rêves et à défendre l'égalité des chances dans le commerce.


Le fossé entre les agriculteurs et les entreprises de chocolat est flagrant. Comment l'industrie peut-elle générer des milliards chaque année alors que des agriculteurs comme Nana gagnent à peine de quoi subvenir à leurs besoins essentiels, scolariser leurs enfants ou investir dans des produits agricoles durables ? Combien d'années faudra-t-il encore pour comprendre que nous, les consommateurs, pourrions être plus responsables du problème que nous le pensons ? Plaidons pour le changement, plaidons pour un commerce équitable.

Le certificat Equal Trade Alliance offre une solution. Rejoignez-nous, partagez votre histoire d'agriculteur grâce au #equaltradecocoa et suivez-nous sur les réseaux sociaux. 

Pour les partenariats et collaborations de campagne [email protected]

Partager la publication :

Articles Similaires

Modèle de partage des revenus pour assurer une répartition équitable des richesses tout au long de la chaîne de valeur

L'ETA remplace le modèle traditionnel de la chaîne d'approvisionnement en faisant des producteurs des copropriétaires, leur garantissant une part égale et garantie du prix final. L'ETA remet en question les inégalités structurelles que les autres modèles n'ont pas réussi à surmonter. Contrairement aux systèmes conventionnels où les bénéfices sont accumulés par les intermédiaires et les détaillants, l'approche de partage des revenus de l'ETA redistribue la valeur tout au long de la chaîne, permettant aux producteurs de bénéficier de chaque étape, non seulement de la vente des matières premières, mais aussi des étapes de production et de commercialisation à valeur ajoutée.

Un seuil minimum de partage des revenus est établi, garantissant qu'un pourcentage significatif de la valeur du produit final soit reversé aux producteurs. Cette évolution assure la pérennité économique. Pour renforcer l'égalité et lutter contre la fraude, ETA intègre la technologie blockchain, créant ainsi un système transparent et inviolable. Le résultat ? Une chaîne d'approvisionnement où la richesse circule de manière plus équitable, non seulement vers l'Occident, mais dans le monde entier.

Supprimer la relation acheteur-fournisseur

Grâce à une propriété commune et à des partenariats à long terme, ETC pourrait restructurer ses relations commerciales afin de réduire sa dépendance aux distributeurs et d'offrir aux producteurs une plus grande stabilité financière et un pouvoir de décision accru. Les travailleurs ont davantage leur mot à dire dans la chaîne de valeur, notamment dans la fixation des exigences et des prix. Les agriculteurs et les États bénéficient d'un revenu durable et les acheteurs obtiennent des produits de qualité et issus de sources éthiques. Ce faisant, le modèle de commerce équitable met fin au cycle persistant d'exploitation des agriculteurs au profit des distributeurs.